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Je vous livre plus d’un mois après le compte rendu de mon trail du Viaduc des Fauvettes du 11 Octobre dernier. Ce compte rendu a été dur à écrire.

Vous êtes vous déjà lancé un défi ? Vous  êtes vous entraîné pendant des semaines en enchaînant les kilomètres ? Vous avez fait attention à votre alimentation et à votre récupération. Tout cela pour aller au bout de vous même, et atteindre l’objectif que vous vous êtes donné.

Je vous comprends, je suis dans ce cas. Avec cette course, je me suis lancé comme objectif de battre mon record de distance de 42.195 km, pour atteindre les 50 km …

Une préparation incomplète

Bon, d’accord tout n’a pas été parfait dans mon entraînement, mon alimentation ou ma récupération, bien au contraire. Cette course au départ je l’ai préparé sérieusement. En me préparant un plan d’entraînement au petit oignons que je vous ai présenté sur le blog … Habitant, en région parisienne. Je n’ai jamais trop fait de dénivelé à l’entraînement. Par ailleurs, j’ai une expérience en trail limitée. Mon expérience limite à un 30 km sur l’écotrail de Paris et à un abandon à l’origole… Dans ce deuxième semestre je me suis donc attaché à faire du D+ en grippant les petites bosses de mon terrain d’entraînement.

Mais ensuite, petit à petit. Tout est parti de travers. Je rate une séance, puis deux puis trois… Puis au final les dernières semaines du plan je me retrouve avec une séance ou deux par semaine au lieu de 4. J’ai perdu au fil des semaines la motivation de m’entraîner. Mais malgré tout, j’ai attendu cette course avec impatience.

Je ne me suis pas retrouvé très confiant sur la ligne de départ. Aucun de mes amis ne participant à la course, je me suis cherché un compagnon de galère pour m’accompagner. Pour cela, le site Kikourou c’est trouvé très utile. En postant un peut message sur le forum, seulement mon 4ieme sur le site, j’ai trouvé Benoist qui a accepté d’être mon lièvre de luxe. Sur le papier il était censé avoir le même niveau que moi.

Une course francilienne D++

Cette course est atypique. On peut faire le nombre de kilomètre que l’on veut. C’est un avantage et un inconvénient. On se donne un objectif au départ … et après par facilité on raccourci la distance à cause de la fatigue ou d’un bobo par ci par là. Le principe de cette course est qu’elle se déroule sur un parcours de 10 km que l’on peut faire d’une à 5 fois. Autre particularité de ce trail, le dénivelé qui est important pour l’île de France: 360 D+ par tour soit environ 1800 au total sur 50 km.  Mon objectif était de faire 5 tours.

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Comme son nom l’indique ce trail se déroule autour du Viaduc des Fauvettes. Le viaduc des Fauvettes est pont ferroviaire fermé à la circulation depuis la deuxième guerre. Il est situé sur les Communes de Gometz-le-Châtel et de Bures-sur-Yvette. Il surplombe la vallée de l’Yvette. Ce viaduc de 34 mètres de haut est un site prisé pour l’escalade. Le parcours s’étend sur un tout petit périmètre. Il tourne autour du viaduc et emprunte aussi les sentiers de la station de trail de Bure sur yvette.

Un début sans encombre

Le départ est donné à l’heure. L’organisation est réglée comme une horloge suisse. On fait un petit tour d’un km en ville pour étirer le peloton et ensuite les choses commence. Ce premier tour me permet de découvrir ce parcours très sympathique. Le terrain est super bien balisé … chaque gros cailloux est indiqué .  Les panneau sont truffés d’humour  :  « Notez votre FCM » (fréquence cardiaque maximale)  « Welcome to the Gometz’s Jungle »  « Micro-zone de paludisme » ou  « Attention ! Terrain plat ». Le paysage est magnifique et le temps plus que clément.

Ce qui est marrant au Trail du Viaduc des Fauvettes : c’est qu’on passe sous le regard ébahi des escaladeurs, des promeneurs et vu qu’on tourne en rond, on repasse à nouveau … et ils croient qu’on est des milliers.

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Que c’est difficile de grimper mais on est récompensé par la vue en haut du viaduc.

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Mais le dénivelé est également important dans cette course, ce qui provoque des bouchons sur les premières difficultés. Il s’avère que je découvre que ce que j’ai fait à l’entraînement n’est rien comparé à ce Trail.  Pour grimper, ça grimpe … cette première boucle est passée sans encombre mais les cuisses commencent à brûler.

Le premier tour qui en réalité fait presque 11 km avec le petit tour en ville s’est bien passé en 1h28.

Le ravitaillement est bien garni avec du sucré et du salé. Pour tous les goûts. Je m’arrête moins de 2 minutes.

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Benoist et moi derrière

Le deuxième tour continue sur le même rythme mais vers le km 17, je perds mon lièvre sur une grosse côte. Premier coup de mou. Ou ça doit être Benoist qui a accéléré car je suis à peu près dans le même temps que le premier tour.

Tour 2 : 1h19 (total en course 2h50)

Petit raid en solitaire…

C’est le plus dur en trail pour moi. Ce n’est pas comme au marathon de paris, où tu ne cours jamais seul, ou tu as un toujours quelqu’un sur lequel t’accrocher.  Le calme c’est bien, mais en course, il faut quelque chose pour te motiver…  Mon astuce : je m’amuse à chercher une jolie gazelle en jupon à suivre pour joindre l’utile à l’agréable.. Là c’est impossible, déjà qu’il y a peu de fille. Je suis seul de chez seul.

Je récupère mon camarade de course vers le km 25. Là, c’est lui qui a un coup de moins bien… On s’encourage mutuellement, et ainsi, on arrive ensemble au km 30. Il est presque 14h30. Je m’arrête cette fois-ci plus longuement pour bien profiter du ravitaillement et prendre une soupe bien chaude.

Tour 3 : 1h33 (total en course 4h25)

Là, Benoist m’annonce qu’il arrête. Il avait prévu de faire 40 km, mais il ne veut pas subir la course. Bon, je me retrouve seul maintenant.

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La lutte contre la barrière horaire

Une barrière horaire de 6h est prévu au km 40. Il me reste 1h35 pour faire 10 km … Si je n’avais pas pas 30 km dans les jambes, c’était largement jouable… Mais là … Je tente quand même le coup car je veux aller au bout de ces 50 km… Je tiens le bon rythme pendant 20 bonnes minutes. Puis … je suis pris de crampes… Je ralentis et attends que ça passe. Puis je vois, le temps passer, et je me rends compte que je ne pourrais pas arriver à temps. Le moral en prends un coup. Je sais que je ne vais pas atteindre la barrière horaire. Je n’ai plus mal mais impossible de courir. Je vais errer pendant ces 8 derniers km tel un zombie sans but. J’enchaîne marche et course mais je n’avance pas. Je me fais doubler par tout le monde et notamment par de nombreux concurrents qui en sont dans leur 5ieme tour. J’arrive tant bien que mal à la fin des 40 km avec un goût d’inachevé. J’ai n’ai pas réussi à faire mes 5 tours.

Tour 4 : 2h

Le ravito final est plus que copieux. Je profites d’une bonne bière pour me réconforter.

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Le récapitulatif de ma course

Intervalles Heure Temps cumulé Distance Allure moyenne
Tour 1 1:28:56 1:28:56 10.93 8:09
Ravito 1:14.4 1:30:11    
Tour 2 1:19:49 2:49:59 9.83 8:13
Ravito 2:04.8 2:52:04    
Tour 3 1:32:56 4:25:00 9.83 9:27
Ravito 6:48.4 4:31:49    
Tour 4 1:59:41 6:31:30 9.83 12:02
TOTAL 6:31:30 6:31:30 40.57 9:39

Bilan

Cette course m’a tellement éprouvé à la fois physiquement et mentalement que je n’ai plus couru pendant presque un mois. J’ai même eu extrêmement de mal à écrire ce compte rendu… J’ai attendu d’avoir un mois de recul sur cette course. Mieux vaut tard que jamais. Je ne vais pas rester sur un échec. Je reprends petit à petit la course, et je vais me lancer de nouveaux défis très bientôt.
 

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